Dear Rebecca
- Estelle

- 27 nov. 2020
- 2 min de lecture

Dear Rebecca,
Un film d’#Hitchcock, une nouvelle traduction, un film Netflix et une omniprésence dans la sphère des #bookstragrammeurs … impossible de passer à côté de toi !
En cette période d’automne et de confinement, tu m’as fait voyager dans un autre temps. J’ai frissonné aussi mais qui n’aime pas se faire un peu peur de temps en temps ?
Une plongée dans la campagne, un magnifique #manoir, une atmosphère pesante et toi, sublime démon du passé !
Les personnages qui t’entourent sont tout aussi intrigants. Maxim, froid et distant (mais que cache t-il à la fin ?) et la pauvre narratrice sans talent, sans esprit, petite créature passive qui a l’audace de vouloir te remplacer et effacer ton souvenir. Mais ça, on le comprend bien rapidement, c’est impossible. Morte, tu es pourtant omniprésente ! Le roman porte ton nom, c’est pour dire… Pas une page sans que l’on lise ton nom, pas un objet ni une pièce qui évoque ta pensée.
Mais attention Rebecca, à trop jouer avec le passé tu risque de te faire voler la vedette…
À lire sans plus hésiter ! ❤️
Il ne m'appartenait pas du tout, il appartenait à Rebecca. Elle était toujours dans la maison, comme Mrs Danvers l'avait dit, elle était dans cette chambre de l'aile ouest, elle était dans la bibliothèque, dans le petit salon, dans la galerie au dessus du hall. Même dans le petit vestiaire où pendait son imperméable. Et dans le jardin, et dans les bois, et dans la maisonnette en pierre sur la plage. Ses pas résonnaient dans le corridor, son parfum traînait dans l'escalier. Les domestiques continuaient à suivre ses ordres, les plats que nous mangions étaient les plats qu'elle aimait. Ses fleurs préférées remplissaient les chambres. Rebecca était toujours Mme de Winter. Je n'avais rien à faire ici.
REBECCA, Daphné du Maurier
Le Livre de Poche, 2016 pour la nouvelle traduction



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