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La Cousine Bette

  • Photo du rédacteur: Estelle
    Estelle
  • 26 août 2021
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 14 sept. 2022



Je ne m’en cache plus, Balzac c’est un peu mon grand chouchou de la littérature classique et tous les étés j’aime bien me plonger dans un pavé de La Comédie humaine. Et La Cousine Bette pour un pavé, c’est un beau pavé. J’ai mis quelques 150 pages à vraiment rentrer dedans. Je ne sais pas vraiment si c’est parce que le début est réellement lent ou si je n’avais tout bonnement plus l’habitude de lire un classique. Parce qu’évidemment chez Balzac les intrigues sont géniales mais la langue ! Quel plaisir de la redécouvrir ainsi. D’ailleurs en le lisant, je n’ai pas cessé de me demander quels auteurs contemporains pouvaient tenter de rivaliser avec ce génie. Houellebecq, peut-être ? Mais loin de moi l’envie d’ouvrir un débat !


Revenons à cette cousine diabolique (oui car son personnage est de loin le plus atroce et le plus cruel de toute la Comédie). Elle est géniale, féroce et jouissive à souhait !


Lisbeth Fischer, est une paysanne montée à Paris qui ne peut réussir dans la société car elle est laide. Comme ça c’est dit. Pour s’occuper, et se venger au passage de sa sublime cousine (vous avez saisi : belle donc riche), elle s’amuse à organiser les intrigues amoureuses des membres de sa famille. Accompagnée de son alliée de poids, Madame Marneffe (aussi belle qu’odieuse), elle va loin, très loin dans ses desseins longuement pensés : elle joue avec les infidélités, mais aussi les dettes de plus en plus ingérables du Baron toujours aggravées par des amourettes…. Bref c’est de pis en pis ! Balzac nous donne même le sentiment que la cousine prend plaisir à accumuler de la rancœur pour légitimer sa méchanceté latente. Terrible je vous dis !


Une véritable œuvre de génie !


Les sentiments nobles poussés à l'absolu produisent des résultats semblables à ceux des plus grands vices. Bonaparte est devenu l'empereur pour avoir mitraillé le peuple à deux pas de l'endroit où Louis xvi a perdu la monarchie et la tête pour n'avoir pas laissé verser le sang d’un monsieur Sauce.

HONORE DE BALZAC - La Cousine Bette

1846

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