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Le dos fait son come back

  • Photo du rédacteur: Estelle
    Estelle
  • 12 oct. 2019
  • 3 min de lecture


Comme à son habitude, la capitale propose un grand nombre d’#expositions cet automne. J’oscille souvent entre l’envie de toutes les faire et celle de rester au lit avec un bon bouquin (ou une bonne série !). La deuxième option étant, à la longue, un peu redondante, je repris cette fois-ci mes bonnes habitudes. Un dimanche gris, un peu pluvieux, je choisis de me rendre au musée #Bourdelle qui accueille en ce moment l’exposition #BackSide / #Dosàlamode.


C’est la première fois que je me rendais dans ce musée situé à deux pas du quartier de #Montparnasse. L’entrée, discrète, se fait dans une petite rue et donne sur un grand bâtiment en briques. À priori austère, il recèle finalement d’espaces charmants et singuliers. Les salles sont grandes et lumineuses. Les jardins, jonchés des immenses #sculptures du maître, sont propices aux balades et à la flânerie (sauf quand il pleut à grosses gouttes, bien sûr). Il s’agit enfaite des anciens ateliers de Bourdelle (qui donne son nom au musée) datant du XIXe siècle. Le tout est très charmant et mérite le détour. À noter que l’entrée est gratuite pour les expositions permanentes.




J’étais malgré tout venu pour admirer des modèles de mode et je fus agréablement surprise de rencontrer les premiers, mélangés aux majestueuses sculptures de Bourdelle, dans le grand hall des plâtres. Présentés ainsi ils détonnent et ouvrent un dialogue entre #mode et sculpture. Les formes et les couleurs se répondent et se reflètent dans les différentes salles et autres ateliers.




Cette exposition, dont les modèles sont issus des collections de #Galliera, prend un angle orignal et inattendu, notamment dans le monde de la mode : celui du #dos. Le couloir qui mène aux premières pièces donne le la. Il est jonché de photos de mode des derniers défilés de luxe et, évidemment, tous les modèles sont pris de face. L’envie nous vient alors de nous retourner et d’interroger la perception que nous avons de notre dos et de celui des autres. Le sujet et d’autant plus intéressant lorsqu’il est traité à la lumière de notre société obsédée par le visage, reine du selfie et de l’apparence.


On découvre alors le rôle du dos dans l’histoire d’un point de vue social et psychologique. Les liens du corps au vêtement n’ont jamais été anodins. Au XVIIIe siècle les corsets des femmes, ne les étouffaient pas seulement, ils les empêchaient également de s’habiller seule. Le laçage était si compliqué qu’il demandait parfois l’aide de plusieurs domestiques. S’il était un signe de richesse, il restreignait surtout la liberté des femmes (étonnant !). Au Moyen Âge, les traînes de cour pouvaient mesurer jusqu’à treize mètres et témoignaient de la richesse et du pouvoir des dames qui les portaient. Plus tard au XIXe siècle, les vestons d’homme étaient composés de deux tissus (on retrouve aujourd’hui ce type de modèle, mais les raisons ne sont plus qu’esthétiques) : le devant avait droit à un tissus de qualité (du velours par exemple) et le dos conservait l’humble tissu du patron. Une solution économique largement répandue !


Le dos a finalement toujours été une partie du corps ambiguë. Elle est la plus large et, souvent, la plus sensuelle. La mode ne cesse de l’orner, de le charger ou de le dénuder. Sa surface plane permet de déployer des motifs et des messages en toute lisibilité sans que nous ne croisions jamais les regards qui leur sont accordés.


L’exposition propose un parcours thématique d’une centaine de silhouettes, mention spéciale au mur dédié à toutes les expressions autours du dos : « avoir bon dos », « se mettre quelqu’un à dos », « se laisser manger la laine sur le dos » (je vous laisse chercher sa signification …). En place jusqu’au 17 novembre, c’est le parfait programme pour un dimanche d’automne !

BACK SIDE / DOS A LA MODE Musée Bourdelle Du 5 juillet au 17 novembre 2019

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