top of page

Voyage imaginaire avec Yves Saint Laurent

  • Photo du rédacteur: Estelle
    Estelle
  • 30 déc. 2018
  • 3 min de lecture

Repas de #Noël et autres dîners de famille terminés, il était grand temps de s’aérer la tête et l’esprit ! Je décidais enfin de me rendre dans un musée qui depuis son ouverture n’a cessé de me faire de l’oeil. Le musée #YvesSaintLaurent, situé au 5 avenue Marceau dans la maison de couture historique du créateur, attire des foules et des foules depuis son ouverture en octobre 2017. Je trouvais un moment calme, entre midi et deux pour découvrir ce magnifique petit musée. Histoire, couture, richesse, j’ai ai pris plein les yeux


Il fait un froid de canard en cette matinée de #décembre, mais fort heureusement, les rues sont vides et je n’ai même pas à faire la queue ! C’est un luxe. Passé les portes on a tout de suite la sensation de rentrer dans l’intimité du créateur. Grands lustres, plantes vertes, moquette zébrée, on est loin de l’accueil froid et gigantesque de certains musées parisiens. C’est cosy, on s’y sent tout de suite bien. On découvre ensuite la salle consacrée aux défilés, avec ses escaliers, ses miroirs et ses paravents derrière lesquels se changeaient les mannequins. Ça me semble presque petit, intimiste.


L’exposition actuelle se concentre sur les inspirations #orientales d’Yves Saint Laurent. Passionné par l’#Asie, qu’il visita à de nombreuses reprises, il consacra plusieurs collections à ses inspirations japonaises, chinoises et indiennes.


Dans le hall sont exposées de nombreuses photographies de mode, des croquis et des dessins. C’est ici que l’on retrouve ses inspirations japonaises, le kimono revisité et les pauses et allures de geisha que prennent ses modèles. On découvre alors un fin mélange d’art, d’histoire et de culture. Il faisait défiler ses mannequins noirs fétiches en kimono, sublime.


Plusieurs salles sont dédiées à ses créations chinoises. On y retrouve la silhouette des vêtements amples et les larges manches caractéristiques des habits chinois qui témoignent du statut social. Beaucoup de rouge aussi, la couleur de l’empereur. Le créateur tenait à ce que chaque symbole soit respecté. Ses vêtements sont certes modernes et excentriques mais il mettait un point d’honneur à suivre les coutumes. C’est sûrement ce qui rend ses créations si spectaculaires. La plupart des silhouettes sont complétées par un chapeau conique qui évoque les cultivateurs de riz. Dans ses créations d’inspiration chinoises, Yves Saint Laurent utilise également beaucoup de motifs floraux, qui renvoient explicitement à l’extrême orient. Il les découvre notamment à travers sa collection de céramiques et ses nombreuses lectures.







… mes tourbillons de fête, mes nuits d’encre et de crêpe de chine, mes laques de Coromandel, mes lacs artificiels, mes jardins suspendus ...





L’#Inde

La salle consacrée aux créations indiennes est ma préférée. C’est une explosion de couleurs, de bijoux et de paillettes. On retrouve le célèbre sari sous toutes ses formes : noir, doré, drapé, brodé. Le sari YSL est définitivement « mode », il laisse voir tout le ventre et couvre la tête. De la même façon que les femmes indiennes, les silhouettes sont parées de bijoux mais ceux-ci, YSL oblige, sont très excentriques ! Gigantesques boucles d’oreilles, ceintures brodées et autres pompons, j’adore.


Bien sûr, ses créations ne visent pas à restituer un vêtement authentique mais à produire un effet oriental, esthétique. C’est une vision rêvée voire fantasmée et finalement très personnelle de l’Asie que l’on découvre à travers ses collections.


La sulfureuse #Opium

Les dernières salles nous racontent la genèse du fameux « Opium ». Un jus oriental évidemment, novateur et scandaleux. Certains n’y croyaient pas, le flacon était jugé « trop asiatique » et ce fut pourtant un succès mondial. Croquis du flacon, anecdotes sur sa création, son nom (qui évoque une drogue c’est surtout en cela qu’il fit scandale), dossier de presse de l’époque etc. Soit autant de documents passionnants qui nous révèlent les secrets de ce jus mythique. J’ai beaucoup aimé cette partie, les parfums en général et les nez m’ont toujours fascinés.


Enfin la petite boutique rassemble les catalogues des plus grandes expositions consacrées au couturier, les reproductions de ses célèbres cartes de vœux « Love » (j’ai craqué, j’avoue en avoir pris 4 ou 5), des romans et autres biographies pour le plus grand plaisir des fans. À noter que le vendeur ressemble beaucoup à Yves Saint Laurent, troublant.


Alors, si vous êtes tenté par un petit voyage en Asie je ne peux que vous conseiller de vous rendre au Musée Yves Saint Laurent sans trop tarder (l’exposition s’achève le 27 janvier 2019) ! 🉐👘❤️


L'Asie rêvée d'Yves Saint Laurent

Musée Yves Saint Laurent du 2 octobre 2018 au 27 janvier 2019

Commentaires


  • Noir Facebook Icône
  • Black Instagram Icon
  • Black Twitter Icon
bottom of page