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Passion Toulouse-Lautrec

  • Photo du rédacteur: Estelle
    Estelle
  • 8 déc. 2019
  • 2 min de lecture


Tout le monde a ses petites habitudes le dimanche. Certains se retrouvent en famille pour le traditionnel déjeuner alors que d’autres en profitent pour passer la journée au lit. De mon côté, le dimanche est synonyme de sortie culturelle. Avec des semaines qui passent à vitesse éclair, c’est enfin l’occasion pour moi de me rendre au cinéma ou me balader tranquillement au #musée.


Ce dimanche je me rendais avec plaisir (et non sans quelques difficultés, grève ratp oblige…) au #GrandPalais. De loin, mon musée préféré de la capitale, il expose jusqu’au 27 janvier 2020 une rétrospective sur l’œuvre de #ToulouseLautrec. Joie, bonheur, excitation, c’est également un de mes peintres préférés !


Cette exposition, qui réunit près de 200 œuvres, vise à s’éloigner des rétrospectives traditionnelles de l’artiste qui le cantonne à la culture de #Montmartre en proposant un panorama plus large (1864-1901) mettant en lumière les aspects plus novateurs de son œuvre. S’il est célèbre pour ses représentations de la vie parisienne et de ses plaisirs, il ambitionnait avant tout de traduire la réalité de la société contemporaine dans tous ses aspects, jusqu’aux moins convenables.



L’exposition est très riche et retrace toute l’œuvre de l’artiste : les portraits, les muses, les soirées dansantes de la capitale, les affiches, etc. De quoi faire tourner la tête ! J’ai particulièrement aimé ses œuvres peintes sur du carton : les traits noirs et blancs et les quelques couleurs utilisées (le orange et le vert reviennent souvent) apportent une lumière incroyable. Les portraits, également, laissent sans voix. En quelques coups de crayon, il parvient à retranscrire une expression exacte, un visage qui semble réel.



S’il est obsédé par les #rousses, il l’est aussi par le #mouvement. Au-delà de l’amateur de spectacles parisiens, l’artiste handicapé aux jambes trop courtes va se passionner pour tout sujet dynamique. Il est fasciné par les jupes, les jeux de jambes, les mouvements circulaires et les corps contorsionnés du cirque, les champs de course. Les portraits, eux-mêmes, sont rarement figés. Il se fait également le peintre du peuple. Il peint les « petites gens », dans leur vie quotidienne. Cependant il n’est pas accusateur des vices urbains, il se veut plutôt interprète, drôle et humain, de la liberté des nuits parisiennes. Il représente la « vie présente » sans la juger ni la caricaturer. Si parfois certains traits sont accentués, lorsqu’il réduit ses modèles à une allure ou à un accessoire (les gants noirs personnifient Yvette Guilbert et l’écharpe rouge, Aristide Bruant), ce n’est jamais en les regardant de haut.


Si vous avez un dimanche ou une demi journée de libre avant la fin du mois de janvier, je vous conseille vivement de (re)découvrir l’œuvre de Toulouse-Lautrec au Grand Palais ! Une exposition pépite de cette fin d’année.

TOULOUSE-LAUTREC, RÉSOLUMENT MODERNE

Grand Palais

Du 09 octobre 2010 au 27 janvier 2020

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